Améliorer la société?

Améliorer la société ?

 

Je lis toujours avec un grand intérêt le discours d'investiture du nouveau Grand Maître. Cette année, une phrase a retenu mon attention et le défi qu'elle contient, plus encore. Je cite :

 

« La FM doit améliorer à la fois l'homme et la société. La première partie relève de la démarche initiatique. Mais pour la seconde partie, en quoi la FM travaille-t-elle à l'amélioration de la société ? Et souhaite-t-elle encore le faire ? »

 

Bonne question en effet et assez inattendue tant la phrase a tout du mantra qu'on psalmodie sans trop y penser. C'est pourquoi je me propose de nous embarquer sur cette problématique-là et d'affronter ensemble sa dialectique.

 

Comment améliorer la société ? Serait-ce en s'en retirant, en « laissant les métaux à la porte du temple », comme certaines obédience le préconisent ? Attitude bien « pilatesque » dont un maçon du GODF ne peut se satisfaire. Sera-ce alors produire un travail affûté, mais purement théorique, et regarder passer la caravane politique tout en souhaitant que la société, émerveillée de tant d'intelligence, s'en empare ? Ceux de nos grands ancêtres1 qui allèrent « au charbon » ne le comprendraient pas. On ne peut donc ni ne rien faire ni se contenter de travailler et de diffuser ces travaux comme un jet de bouteille à la mer. Il faut donc concilier, à la fois travail théorique et action concrète. Rappelons à ceux d'entre nous qui répugnent à voir la politique envahir nos colonnes que le monde profane regorge de partis politiques. C'est un choix à faire qui peut se montrer problématique en raison des doctrines portées par ces formations, ce qui peut engendrer quelques contradictions, voire abandons.

 

Nous appartenons intégralement à cette société qu'il nous faudrait améliorer. Nous le savons, c'est un chantier dont on ne vient jamais à bout du seul fait de la perpétuelle mutation du vivant et donc de ses formes d'organisations : sociales, politiques et économiques. D'où l'étendue de la réflexion à mener et le champ infini de ses contradictions. En veut-on un exemple?

L'évolution sociopolitique vers l'individualisme démocratique est gros d'effets pervers : il exige la liberté et l'égalité, qui s'en offusquerait ? Mais aussi la tolérance aveugle et aboutit ainsi à ce que toutes les opinions, y compris les plus absurdes, les plus dangereuses, voire les plus meurtrières, soient respectées. Aller contre, c'est ce voir illico traiter, au mieux d'intolérants, au pire d'ennemis de la démocratie. Beau paradoxe ! Seul le recours au combat philosophique idéologique, arc-bouté sur le combat politique surmontera cette contradiction-là. C'est un des problèmes, qu'il faudra bien régler en proposant un modèle de société viable où seraient en partie neutralisés les effets délétères dénoncés plus haut. Il faudra sans doute s'atteler, pour les résoudre, à l'élaboration d'une pensée débarrassée des dogmes, fussent-ils économiques, politiques et/ou idéologiques, ouverte à la critique, en prise avec l'expérience concrète et enfin exposée aux vertus du débat public. Un vrai programme de désintoxication.

Démarche essentiellement humaniste dira-t-on. Le problème est que s'il prône à bon droit l'égalité et le respect au niveau social, l'humanisme est de peu d'effet pour ce qui concerne les inégalités politiques (peut-il sauver des migrants en mer?) et économiques (que faire contre l'accumulation capitaliste?). L'humanisme est une morale, pas une religion et moins encore une théorie économique politique. Bien qu'il vise le bonheur individuel et l'ordre social, il ne dispose pas des moyens pour les imposer, et ne peut compter que sur la démarche volontariste et personnelle des individus (Aïe ! Je viens de vilipender l’individualisme!). Je ne pense pas, comme tant de néo intellectuels, que l'humanisme soit pour autant à passer par pertes et profits, mais tout ce qui précède donne à réfléchir et remet quelques pendules à l'heure en pointant le danger inhérent à la naïveté bienveillante.

 

Poursuivant notre réflexion, observons une mutation radicale que, pour l'essentiel, les médias ignorent, peut-être parce qu'eux-mêmes ne la comprennent pas vraiment ou que, par paresse ou servilité envers leurs propriétaires, ils occultent penchant de plus en plus vers l'entertainment et « le temps de cerveau libre pour la publicité ».

 

Longtemps, pour ne pas dire de tous temps, les politiques engendraient un projet économique propre à financer les besoins de l'état afin d'assurer la prospérité de la société d'où il est issu. Ce modèle a été renversé au tournant des années 80. Désormais, c'est l'économique qui tient sous son joug le politique. Peu lui chaut tout-à-fait que le pouvoir soit libéral ou « illibéral », dictatorial ou une « démocrature », voire communiste. L'économie et ceux qui en profitent ont besoin d'un pouvoir qui ne les entrave pas, mais plutôt leur facilite la vie. L'économie a forgé une théologie qui remplace le vieux Dieu, en une nouvelle idole à vénérer : l'économie capitaliste ultra libérale. Naguère en occident, l'Église saturait l'espace intellectuel, social et culturel ; aujourd'hui, la nouvelle religion a pris le relais, avec les mêmes conséquences et des structures organisationnelles voisines. Un clergé, des conciles, des séminaires, des école ad hoc et les grand-messes médiatiques.

 

Il y a une révolution à mener : la critique du politique doit se déporter vers la critique de l'économisme pour le comprendre et le contrer, car « on ne détruit réellement que ce qu'on remplace »2. L'économisme a détruit le politique et est entrain de marginaliser la puissance publique, désormais asservie et docile. Basta ! Il en va de la santé de nos démocraties et sans doute du bien-être, non d'une phalange de « premiers de cordées » mais de toute la cordée. Prenons conscience de ce que cette métaphore dit de la manière de penser de M. Macron, petit Jupiter ultra-libéral au cynisme assumé . Ce disant, il feint d'ignorer qu'il en va du premier de cordée comme des maillons d'une chaîne : la force d'une chaîne se mesure à la résistance du maillon le plus faible. Sa théorie laisse, ipso facto, sur le bas côté ceux « qui ne servent à rien », ceux qui ne peuvent suivre. C'était déjà naguère la petite chanson de Denis Keller3, ce grand ennemi du social.

 

À qui devons-nous ces reculs incessants ? Sans doute, mais pas que, à l'individualisme forcené qui s'oppose à l'action collective et nie l'universalisme, pourtant absolument nécessaires à l'édification d'une société viable. Imagine-t-on une société où chacun ne s'occupe que de ses petites affaires ? Quel foutoir ce serait ! Plus de des services publics. Combien de personnes sorties des systèmes de protection par manque de moyens ? On a oublié un peu vite que la civilisation, au-delà des sociétés qu'elle engendre, à besoin de hautes valeurs morales pour se protéger des tendance destructrices des individus. Car l'individu d'abord ego-centré, ne devient citoyen que quand il prend sa dimension sociale. Encore le citoyen doit-il se prémunir contre la tentation communautaire, ethnique, religieuse ou autre, à peine de sombrer dans le communautarisme, négation de l'universalisme républicain.4 L'individualiste irresponsable a son propre « écosystème », marqué par la cupidité, l'injonction au bonheur individuel et au développement personnel ? Une proie toute indiquée pour le mercantilisme.

 

Nous avons identifiés deux phénomènes troublants : l'individualisme, en tant qu'égoïsme bien sûr et non en tant qu'auto-construction légitime, et l'économisme libéral, autrement dit le capitalisme triomphant et sans états d'âme qui ne connaît que le profit et pour qui « ce qui compte est ce qui peut être compté »5. L'idée de la croissance illimitée de la production est son unique objectif. Démentiel, mais bougrement efficace. L'expansion illimitée et prétendument rationnelle dans un monde fini où les plus nantis consomment à eux seuls chaque années plusieurs fois ce que la Terre peut produire et régénérer naturellement6, ne peut éternellement durer. En attendant qui détruit la planète, pollue mers et terres arables ? Le capitalisme productiviste, bien sûr, ce qui n'empêchera pas, le moment venu, les capitalistes avisés de faire du gras sur l'immense marché de l'écologie.

 

Toutefois, il faut bien rêver et faire rêver, aussi proposera-t-on à quelques milliardaires l'asile intergalactique ou un refuge à bord d'îles artificielles, où ils seront enfin débarrassés des pauvres, mais aussi de l'État et de ses exigences. Et rions de ceux qui nous disent que c'est le retour à la chandelle de suif ! d'autant que les mêmes créeraient illoco des usines pour les produire et des élevage de moutons pour se procurer la matière première.

 

Explorerons maintenant les deux notions d'autonomie individuelle et d'autonomie sociale qui paraissent indissociables7. C'est une thèse que je l'emprunte à Cornelius Castoriadis, elle a produit cette affirmation : « Le socialisme, c'est l'auto-organisation de la société, ce qui implique, sans aucun doute, l'élimination de la domination de toute catégorie sociale particulière, mais aussi des institutions qui incarnent et instrumentent cette domination ». Autrement dit, il faut se débarrasser de la conception courante du socialisme comme outil de conquête du pouvoir d'État en vue de planifier l'économie et augmenter la production pour résoudre tous les problèmes. Ce socialisme-là, productiviste, n'est que le reflet inversé du capitalisme. La sociale-démocratie, quant à elle, n'est qu'un segment en trompe-l’œil du capitalisme. Dans tous les cas, la plus-value est captée par une « élite » : ici et là, par une oligarchie et les actionnaires, ailleurs par une nomenklatura gourmande et insatiable. Ce constat rend l'affirmation selon laquelle la faillite du marxisme ou les errances de la sociale-démocratie, prouvent que le libéralisme est le régime idéal totalement irrecevable. La théorie du ruissellement est une escroquerie, car en vérité le flux n'est pas orienté du haut vers le bas, mais bien du bas vers le haut.

Aux inégalités classiques évoquées ici, ajoutons les inégalités de la fracture numérique, car le danger porté par la révolution numérique est bien réel. Il déshumanise à terme les citoyens réduits à n'être plus que des algorithmes, des numéros d'immatriculation qui ne peuvent plus s'en protéger, sauf à bannir tout ordinateur de leur vie, ce qui est impossible pour la plus part d'entre nous.

Il y a donc bien une nouvelle société à inventer, plus fraternelle, plus intelligente.

 

L'auto-organisation est la base d'une société devenue enfin autonome et qui produit ses propres institutions et ses propres lois. En conséquence de quoi il est de son ressort de les mettre en question, de les changer et/ou d'en expérimenter de nouvelles, chaque fois qu'elle le juge nécessaire. Nulle société ne peut vivre et prospérer sans lois, mais aucune loi ne doit être figée à jamais à peine de la sclérose et de l'obsolescence.

Voilà sans doute un début de réflexion sur la démocratie idéale, effective, présente ou en construction : un défi à hauteur de franc-maçon.

 

Le premier point que j'évoquerai est le système représentatif qui fait dire à certains que le peuple n'est souverain que tous les cinq ans...

C'est ce que l'on constate ordinairement. Pour ma part, je crains fort que la représentation ne soit un principe étranger à la démocratie véritable. La défiance à l’égard des élus dans lesquels les électeurs se reconnaissent de moins en moins, conjuguée aux moyens que les nouvelles technologies mettent à la portée de chacun pour s’exprimer directement sur tous les sujets accentue une tendance qui pourrait bien déboucher sur une transition, bien que la démocratie directe soit quasi impossible à partir d'une certaine taille des états. Sans doute, mais pourquoi aucune recherche sérieuse n'est-elle entreprise pour l'améliorer ? Les différentes formes de la démocratie participative mettent les citoyens en prise permanente avec les questions d’intérêt général et font plus que jamais appel à leurs capacités à prendre part à un débat raisonné. Mais voilà, la démocratie, telle qu'elle fonctionne, ici et maintenant, s'est corrompue en France en monarchie républicaine, et en bien des endroits du monde en démocratures et autre tyrannies « illibérales ».

Le suffrage universel n’est pas sans danger8, ni intangible9 il suppose des citoyens assez instruits pour s’inscrire dans un débat public où ils abordent en tant que sujets de raison des questions qui relèvent de l’intérêt général. De ce point de vue, la piste du tirage au sort semble une des innovations possibles, mais réclamerait un trésor d'intelligence et une véritable formation civique, car on ne naît pas citoyen, on le devient. Le principe en est apparemment très simple : tout électeur est éligible, sinon le suffrage universel n'a aucun sens. Mais concrètement, c'est une fiction, personne ne peut prétendre aujourd'hui se faire élire à quel que siège que ce soit sans l'allégeance à un parti, je ne parle pas des fonds qu'il faut mobiliser. En réalité, les organisations politiques n'ont pas grand chose à voir avec la politique au sens noble du terme, leur seule préoccupation étant la prise du pouvoir, pour le pouvoir et la promotion interne. L'argument de la compétence est bien léger : bien de citoyens le sont et ont la technicité pour faire aussi bien, sinon mieux, que les prétendus pros de la politiques. Et puis ça peut marcher, comme l'a montré l'expérience islandaise qui l'utilisa pour désigner en 2011 l'Assemblée Constituante. Elle ne s'en est que mieux portée et fut la première à sortir de la crise financière de 2008.

 

En attendant, la politique est entre leurs mains et celles des spécialistes, des lobbyistes et de ceux qui ont assez d'argent. Cette phalange s'appuie sur une cléricature de grands éditorialistes et de gourous médiatiques qui squattent les talk-shows et font l'opinion. Pourtant, nous leur opposerons ceci, que la démocratie est impossible sans la liberté et la diversité des opinions et que personne ne peut se prévaloir de la maîtrise exclusive d'une pseudo-science que Thatcher résumait par son célèbre TINA10, manière de dire « puisque cela est vrai, ce que vous dites est faux ». Une Thatcher qui prétendait par ailleurs: « Il n'y a pas de société, il n'y a que des individus ». Ce qui dit tout de la façon de penser des chantres du libéralisme économique. Pour moi, la politique, au vrai sens du mot, est la mise en chantier et en question de la construction effective et opérationnelle de la société, en d'autres termes, c'est l'activité qui essaie de viser sans concession l'institution sociale telle qu'elle est et, simultanément, ce qu'on peut mettre en chantier pour l'améliorer. Nous y voilà !

 

À partir du moment où la question sociale et politique est posée, l’éthique devient concomitante à la politique, du moins si l'on suit la pensée kantienne11. Le « Que dois-je faire ? » comme le « Que puis-je espérer ? » ne peuvent plus ne concerner que ma modeste personne, car cette personne là participe et est impliquée dans cette société qui m'interpelle au quotidien et attend de moi, qu'avec les autres, je me penche sur ses problèmes, tous ses problèmes, à commencer par ceux de son organisation démocratique, de son fonctionnement et de son avenir.

 

Il est temps de proposer une synthèse.

 

Premier constat, la société se déploie et fonctionne au sein d'un dispositif politique. Ce dispositif idéalement devrait être démocratique si l'on veut que les citoyens aient barre sur leur destin comme sur leur vie au quotidien. Nous avons établit que la démocratie était très abîmée, voire dévoyée, ce qui contraint qui veut l'améliorer à « faire de la politique » au sens noble du concept. Or nous pensons que les structures partisanes sont dévoyées et ne semblent plus guère occupées que de prise du pouvoir pour le pouvoir. C'est un sérieux obstacle et une contradiction qui en éloignent plus d'un.

Nous avons aussi posé le problème de l'autonomie individuelle et de l'autonomie sociale et avons établi qu'elles sont liées et qu'elles débouchent, si elles ne subissent pas de déviance, sur le phénomène d'auto-organisation qui veut que les citoyens organisent leur destin et leur vie au quotidien. Cette auto-organisation ne garantit malheureusement pas la démocratie authentique. Elle se fourvoie souvent dans le mirage d'élections biaisées. La démocratie reste cependant le but idéal. Le système représentatif, qui éloigne le citoyen de la décision, est de ce point de vue loin de donner satisfaction : nombreux sont les états non démocratiques dotés de parlements croupions. L'évocation du système par tirage au sort nous contraint à l'époché, la suspension du jugement, malgré l'exemple islandais. Là encore gît une sérieuse difficulté à laquelle tous nous sommes confrontés et qui nous amènent à voter, souvent par défaut. Nous avons en effet pointé du doigt que la « politique », au sens trivial, étaient partout l'affaire d'une classe auto-proclamée compétente et capable, au détriment du vulgum pecus, décrété inapte sinon inepte.

Les succès de la captation de la démocratie par une « élite » n'a été rendu possible que par l'effacement progressif du citoyen face à l'individu triomphant, essentiellement égoïste. Quel remède opposer à cette déliquescence ? Sans doute travailler et agir pour montrer qu'on ne peut faire société sans coopération et solidarités. Mais cela sera-t-il suffisant ?

L'économie, avons-nous dit, est devenue prédominante grâce à l'inversion de l'ancien ordre dans lequel la politique décidait de la forme économique, alors que maintenant, c'est l'économie qui décide de la politique qu'il faut mener. Elle s'est dotée pour ce faire d'outils adéquats transnationaux comme internationaux, d'une forme de cléricature et a bâti des entreprises gigantesques, parfois plus puissantes que les états. Son totem est l'idéologie libérale économique qui hait le social, la gratuité et l'aide aux plus démunis, rebaptisée assistanat (« Ça coûte un pognon de dingue! »). Pour elle les salaires sont des charges et non des coûts, confusion sémantique commode pour tirer les salaires vers le bas, tout en se plaignant qu'ils sont trop élevés. Nous devrons donc travailler sur la critique de l'économie et du libéralisme, ces pseudo-divinités qu'il conviendrait d'honorer et auxquelles il faudrait sacrifier. En aurons-nous la volonté ?

Nous avons vu aussi que l'humanisme, s'il est nécessaire n'est malheureusement pas suffisant pour mener un combat auquel notre nouveau grand Maître appelle à réfléchir. Ne le méprisons pas pour autant et défendons-le contre tout dogmatisme, d'où qu'il vienne.

Les médias sont devenus les propagandistes de la nouvelle doxa. On notera au passage qu'ils utilise sans complexe le charabia globish et un sabir à base d'anglais derrière lesquels se cachent les théories économiques. Du reste, il existe des dictionnaires et des lexiques spécialisés dans la langue de l'économie. Toute l'astuce est là : le grand public ne comprend pas ce que racontent économistes et traders. Passez muscade !

 

Vous mesurez maintenant, avec moi, l'étendue et la difficulté du « challenge » qui nous ait proposé, avec ces terribles contradictions qu'il nous faut soit surmonter, soit contourner, soit faire disparaître. Si on prend l'appel du Frère Jean-Philippe Hubsch au sérieux, c'est quelque chose comme une feuille de route qu'il nous a délivrée au Convent de Rouen. La question est dorénavant : Qu'en ferons-nous ?

 

Orlando

août 2018

 

PS : c'est à dessein que je n'ai pas parler de l'UE que j'ai rêvé puissance, mais n'est qu'un segment de la mondialisation qui plutôt que de protéger ses citoyens se compromet dans le rôle servile de courroie de transmission des mauvaises manières de l'idéologie néolibérale. Les élections européennes approchent et si notre VM manque de planche, je me ferai un devoir de traiter ce sujet ô combien clivant et chaud brûlant.

 

 

 

1Schoelcher, Bourgeois, Groussier, Caillavet et tant d'autres.

2Napoléon III au général Piat (1848).

3 « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance.[...] La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

4L'universalité c'est l'ouverture et la mise en question de sa propre tradition.

5Cornelius Castoriadis.

6Pour vivre comme l'Australie, il faudrait 5,4 Terre, pour les USA 4,8, pour la France 3, mais pour l'Inde 0,7 ! Globalement la Terre consomme en moyenne plus de 1,7 de ses ressources par an. Nous vivons au-dessus de nos moyens.

7Autonome : qui se dote de ses propres règles et normes.

8Il fait accéder au pouvoir aussi bien Hitler ou Erdogan que Mitterrand ou Macron.

9Perd-on une élection, on fait revoter autant de fois qu'il convient (Irlande, Hollande) ou on passe par le Congrès.

10There is no alternative.

11Kant a formulé 4 questions : « Que puis-je connaître ? » qui a à voir avec la métaphysique ; « Que dois-je faire ? » qui a à voir avec l'éthique ; « Que m'est-il permis d'espérer ? » qui a à voir avec les croyances ; « Qu'est-ce que l'homme ? » qui a à voir avec l'anthropologie, mais aussi avec l'ensemble des sciences cognitives.